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Un article sur un ancien de Mutu mercredi, 03 février 2010 par Audinet Tunisie |
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Jeudi, 04 Février 2010 14:30 |
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 L’agence de voyage tunisienne d’Estetika Tour promue par Mr Amor Dehissy, a déclaré récemment son intention de créer un réseau international d'agences de voyages spécialisées dans le tourisme médical, qui englobe un groupe de 10 pays à savoir la Tunisie, l'Autriche, Émirats arabes unis, France, Allemagne, Hongrie, Inde, Roumanie, Turquie et Ukraine.
Le réseau n’a pas encore une dénomination proprement dite. L'objectif est d'avoir un minimum de 50 membres au sein du réseau d'ici la fin de 2010. «Les agences spécialisées connaissent aujourd'hui une croissance à un rythme exponentiel. Si nous voulons servir l'industrie du tourisme médical, nous devons offrir des services exclusifs qui ne peuvent pas être offerts par des hôpitaux. La constitution d’une marque internationale du réseau des l'Agences avec un nom attirant rassure et donne plus de confiance pour les patients à l’échelle internationale. C'est un projet très difficile, mais très intéressant car il vise à restructurer l'industrie du tourisme médical et fournir plus de valeur ajoutée. » a expliqué, le fondateur du réseau, Amor Dehissy.
Rappelons que Amor Dehissy a 22 ans d'expérience dans le tourisme en Tunisie. Depuis 2004, son agence Estetika Tour cherche à mettre en place des normes de services du tourisme médical esthétique dans le monde francophone et à offrir le meilleur service à ses clients ainsi qu'à ses partenaires médecins et cliniques.
Amor Déhissy est un ancien de Mutu promo 1981. |
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Mardi, 02 Février 2010 10:58 |
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Gilbert DISPARTI, un ancien de MUTU nous écrit d’Orange en France.
Il fait partie de la promotion 1966-1969. Il était pensionnaire à cette époque. Le surveillant général était Mr. Bernard Diacono, Mr. Boccara était le surveillant général ext. et Mr Bastélica était proviseur.
Gilbert DISPARTI était en classe avec quelques unes de nos célébrités d’élèves : Carlini René, Galia Antoine…
Gilbert Disparti né en Mai 1952 à Djerissa Tunisie (gouvernorat du Kef) Il était à la Marsa de 64 à 66 6ème M3, 5ème M3 et à Mutu de 66 à 69 4ème, 3ème, 2E1.
Quelques brefs souvenirs de Gilbert.
Le 1er jour de mon arrivée, j'ai eu un accueil chaleureux de la part de Bernard Diacono (mon frère Marcel et mon cousin Lionel l'avaient comme professeur de Législation) Hiver 68-69 (avec réserve): intoxication alimentaire, désastre dans le dortoir et les responsables ont "imposé" une semaine de vacances aux pensionnaires. 68-69, un soir, nous avions mis les lits en cathédrale et Bernard n'était pas content. Beaucoup de sport ASSU : handball avec Pernet Robert, Lassave Richard, Carlini René, Data, Madedu.... Je les salue au passage. Foot le dimanche, avec le surveillant général Mr. Boccara et le surveillant Milazo qui n'acceptait pas de perdre J'avais été désigné volontaire pour vendre, à la récréation, les croissants et pains au chocolat dans le petit local sous le préau. 66-67: champion de Tunisie au relais 4x60m minime au stade olympique d'El Menzah avec peut-être Carlini René, Liard Michel..... Ces passages, en internat, nous ont rendu plus solidaire, accepter la différence, le partage, l'écoute, l'amitié, tout ceci fait partie de notre vie.

Un voyage dans le Désert (équitable), d'où la photo avec Jean-Luc Boissel (professeur d'astronomie à Lyon) et qui était aussi professeur pendant deux ans à Mutu. Je retourne en Tunisie le 7 mars 2010, pour la 2eme fois.
Amitié à tous Gilbert Disparti
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Anciens Elèves des Lycées Français de Tunisie – Annuaire des Anciens de Mutu : |
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Chers anciens de Mutu /PMF,
Nous poursuivons la mise à jour de l'annuaire des anciens du lycée de Mutuelleville / Pierre Mendés France que nous espérons présenter au plus vite. Pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore fait, nous vous prions de bien vouloir compléter les informations manquantes vous concernant dans le formulaire ci-joint. (Cliquer ici pour télécharger le formulaire) Si vous souhaitez que certaines informations n'apparaissent pas dans l'annuaire, merci de nous le signaler aussi, on en tiendra compte. Pour des raisons de Timing, merci de nous adresser ce formulaire par retour de mail afin de traiter automatiquement et rapidement les données. Très cordialement,
AGALM/PMF

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Information : un nouveau magazine en France : TUNISIE PLUS |
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Jeudi, 28 Janvier 2010 10:12 |
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TUNISIE PLUS est un magazine généraliste qui s'adresse tant à la communauté tunisienne en France, qu'à tous ceux, hommes d'affaires et citoyens français qui s'intéressent au charme et au développement de ce pays.
Ce trimestriel propose et explique les parcours des nouveaux talents tunisiens et franco-tunisiens qui réussissent dans l'hexagone, ainsi que les entreprises françaises qui se développent harmonieusement en Tunisie.
Ce magazine de 52 pages, toutes en quadri, montre la Tunisie d'aujourd'hui : un pays à la fois moderne et ouvert, fier de ses traditions et déterminé à faire connaître et faire partager ses potentiels.
Pour recevoir TUNISIE PLUS directement chez vous : adressez directement votre règlement par chèque à l'ordre des éditions du Sangho, accompagné du formulaire suivant que vous pouvez télécharger en cliquant ici.
TUNISIE PLUS
Service abonnement
28 bis, rue de Richelieu
75001 Paris |
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Prochain dîner mensuel jeudi 28 janvier 2010 à partir de 20h au Jardin Contini |
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Écrit par Administrator
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Jeudi, 21 Janvier 2010 11:38 |
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Cher(e)s AGALMIEN(NNE)S,
Pour notre dîner mensuel de janvier, nous vous invitons à nous retrouver le jeudi 28 janvier 2010 dans la simplicité et l’amitié pour notre rencontre «table ouverte» pour celles et ceux qui sont disponibles. Nous nous retrouverons au Jardin Contini chez notre gracieuse Liliane.

Le thème de notre dîner sera : «impressions de voyage». Michèle Assued qui vient de rentrer des USA nous fera part de ce qu’elle a vu et entendu. Nous poursuivrons en parlant de : croissance ou pas après la crise ?
Menu spécial Mutu Apéritif Amuse-gueules Ojja merguez Tagliattelle carbonara aux fruits de mer Salade verte - fromages Salade de fruits d'été glacée Thé ou café Boissons
Prix : 27 euros
Adresses : LES JARDINS CONTINI (prés de la place d'Alésia), 49 avenue du Général Leclerc, 75 014 Paris. Tel : 01 43 20 25 34 Fax : 01 43 21 63 11
Réservation : Vous pouvez nous envoyer une confirmation à
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/ Objet : Réservation Dîner AGALM. PMF du jeudi 28 janvier 2010.
Amicalement,
Pour le bureau d'AGALM PMF: Le secrétariat Fax : 01 49 60 89 43 Mail :
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Photos de club d'escrime en 1958 envoyées par Hélène CHILLAUD |
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Jeudi, 21 Janvier 2010 08:44 |
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Bonjour,
Je m'appelais Hélène CHILLAUD, j'étais en 6ème en 1958 et j'ai retrouvé par hasard ces photos de mon club d'escrime, avec des camarades de classe de Mutuelleville. Reconnaissez vous quelqu'un ? Je suis la plus grande sur la photo ! Je serai très heureuse d'avoir des nouvelles de celles qui sont sur cette photo.
Amicalement
Hélène CHILLAUD DUPOUY



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Lucido François, un ancien de Mutu/ PMF nous a aimablement adressé des photos de classe (de 1963 / 64 / 65). |
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Ces photos ne manqueront pas de raviver ces souvenirs et moments extraordinaires vécus pendant ces années.

Cliquer ici pour voir la collection de Lucido François.
Par ailleurs, François nous fait savoir qu’il est à la recherche de Journo Gérard connu en 1ere TI en 1964/1965 BEI électricité.
Si vous avez des nouvelles, n’hésitez pas à les adresser aux coordonnées suivantes :
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Message des Anciens et Amis du Lycée Carnot de Tunis |
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Lundi, 11 Janvier 2010 11:56 |
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PHILIPPE SEGUIN IN MEMORIAM
La mort de Philippe Séguin résonne comme la disparition de notre bonheur d'enfants de Tunis !
Nous nous souvenons de son attachement au lycée Carnot et aux valeurs transmises par nos professeurs.
Nous nous souvenons de l’homme qui sans hésitation, alors qu’il était Président de l’Assemblée Nationale, avait accepté d’être le Président d’honneur d’une association balbutiante.
Nous nous souvenons de l’homme pour qui servir de lien entre la Tunisie et la France a été un axe principal de sa vie.
Nous lui rendons hommage en étant présents à ses obsèques aux Invalides, lundi 11 janvier à 15h, et tout de suite en republiant l’entretien qu’il nous avait accordé, il y a quelques années.
En 1996, Effy Tselikas et Michel Hayoun ont rencontré Philippe Séguin alors président de l'Assemblée Nationale. Durant plus d'une heure sous les lambris dorés de l'Hôtel de Lassay, a résonné notre mémoire commune d'anciens élèves du lycée Carnot. La plupart des "anciens " ont fait le pèlerinage au Lycée Carnot, lors d’un séjour en Tunisie. Et vous ? J'y vais régulièrement, je ne fais pas de visite à Tunis sans passer au lycée. J'y suis allé avec mes enfants et je leur en parle souvent. Cela compte beaucoup pour moi. Comment dirais-je... en dehors de ma chambre, c'est l'endroit où j'ai passé le plus de temps. J'y suis entré en classe de douzième, en octobre 47 à 4 ans. J'ai fait tout mon primaire au petit lycée. A l'époque la douzième, c'était la première porte sur l'avenue de Paris. En douzième et en onzième on sortait en récréation dans la première cour, puis on passait dans la deuxième cour pour la dixième et la neuvième et enfin c'était la troisième cour pour la huitième et la septième. J'ai passé mon examen d'entrée en sixième et je suis entré au Lycée pour ma sixième et ma cinquième. Je me souviens bien de ma sixième, c'était la 6ème A1, avec Beuchet comme professeur de français-latin. Le meilleur élève s'appelait Malet. Pour moi, la 6ème et la 5ème n'ont pas été d'excellentes années, j'ai eu du mal à m'y faire: le changement de professeurs, l'éclatement du groupe qui avait fait quasiment le primaire ensemble. D'ailleurs, j'en ai retrouvés; certains m'ont écrit. J'ai quitté le Lycée Carnot à la fin de la 5ème. Et sans vouloir dévaloriser l'établissement de Draguignan dans lequel je suis entré, cela m'a paru beaucoup plus facile. Il faut reconnaître que le Lycée Carnot était de très bon niveau, les instituteurs étaient solides et les professeurs de haute qualité: par exemple Chaix et Beuchet étaient extraordinaires. Le passage de la Tunisie à la France, a t-il été un moment pénible? Oui, ce fut une rupture difficile, parce qu'à la fois le rapatriement, au delà des problèmes financiers, c'est surtout l'éclatement du cercle familial, l'éclatement de l'environnement. On perd ses amis, ses voisins, toutes ses habitudes. Ce n'est pas un moment facile. Encore que moi, j'ai eu la chance d'y revenir en vacances régulièrement jusqu'à 16 ans. Contrairement à d'autres pour qui il y eut rupture totale. Mes grands-parents ont quitté la Tunisie au moment de Bizerte. Avec la nationalisation des terres, ils n'avaient aucune raison particulière de rester. Pourtant, ma famille était établie en Tunisie, depuis quatre générations. Moi, je suis né en Tunisie, mon père aussi, mon grand père paternel est venu à 5 ans en 1895. Ses parents étaient originaires de Bordeaux, où Je n'ai que de vagues cousins. C'est pourquoi mes racines, mes liens sont avec la Tunisie. C'est là que j'ai appris à bouger, à marcher, à courir, à nager. Certains les rejettent, alors que moi, j'assume ma terre natale; je reconnais la Tunisie d'aujourd'hui comme terre natale, et j'ai la chance aussi d'avoir suffisamment de notoriété maintenant pour que non seulement on admette que je la revendique. Comme terre natale, mais beaucoup plus même, quand je vais là-bas, je suis encore plus dans ma terre natale, parce que tout le monde s'ingénie à me le rappeler et gentiment à s'en réjouir.
Vous, et la Tunisie, c'est une vraie histoire d'amour? J'y suis né, j'y ai passé toute mon enfance et les étés de mon adolescence. Je connaissais à l'époque essentiellement Tunis et tout le Nord du pays: Bizerte bien sur, Tabarka, Hammamet, Nabeul, Korbous, Béja (j'avais de la famille à Béja). J'ai vu ma première neige à Ain-Draham. Je suis incollable sur toutes les plages des environs de Tunis et du Nord: on y allait tout le temps en famille. Je connaissais aussi les îles Kerkennah, on s'y rendait en bateau à partir de Sfax. Je ne suis pas retourné en Tunisie pendant 10 ans de 1961 à 1971-72, étant étudiant à l'Ecole Normale d'instituteurs, en faculté d'histoire d'Aix-en-Provence puis à l'ENA Après, en y allant régulièrement, c'est là que j'ai découvert le reste de la Tunisie: Tozeur, Gabès, Djerba... Et cette enfance hors de France, que vous a t-elle enseigné? J'ai été incontestablement très marqué par la multiplicité culturelle. Nous, les enfants, à notre échelle de petits, nous partagions les mêmes jeux, nous participions à toutes les fêtes et avec les trois calendriers, nous cumulions les congés scolaires, sans faire de différence. Ce n'est qu'à 9-10 ans, que j'ai entendu les distinctions: "c'est un juif, c'est un arabe, c'est un sicilien" A l'échelon des adultes la coexistence pacifique était plus ambiguë C'était effectivement une cohabitation de communautés. On vivait ensemble, on se fréquentait les uns les autres, mais chacun conservait sa spécificité. Lorsque survenait un mariage inter-communautés, chrétien-juif, chrétien-musulman, musulman-juif, tout Tunis en parlait; mais aussi, il faut être juste, on jasait autant pour un mariage protestant-catholique Moi-même, les deux femmes qui s'occupaient de moi de 0 à 7 ans, était l'une maltaise que j'appelais tantine, l'autre, une vieille dame juive livournaise madame Lumbroso. Ma mère travaillait, elle était institutrice dans une école franco-arabe. Alors quand elle ne pouvait pas me faire garder, j'allais souvent dans un coin de sa classe faire mes devoirs. Dès le départ, comme vous le voyez, je ne risquais pas d'entrer au " Front National " tout de suite. Je me souviens d'ailleurs d’une anecdote significative: ma mère dans sa classe franco-arabe à majorité tunisienne, avait demandé un jour " Qui est français ?" et toute la classe s'était levée. La culture française, avec tous ces gens différents, était un élément fédérateur. Le Lycée Carnot, lui aussi, était un lieu où se retrouvait une situation multiculturelle, mais tous les élèves étaient liés par cette culture française. Regardez les noms derrière n'importe quelle photo de classe: vous avez des français, des siciliens, des juifs, des italiens... A l'époque l'élite tunisienne était à Sadiki, ce n'est qu'après qu'elle est venue à Carnot. Ce que l'on peut tirer comme enseignement, de toutes ces situations existant en Tunisie, montre que l'on pouvait vivre ensemble. C'est que la relation entre les gens dans ce pays, cette relation va au delà de la simple solidarité d'origine; les gens se reconnaissent. Je vous en donne un exemple... France 3 fait une série sur les hommes politiques, chacun pouvant choisir son réalisateur. Moi j'ai choisi Serge Moati: parce qu'au delà des clivages politiques, nous partageons les mêmes valeurs fondamentales. Vous êtes désormais notre Président d’honneur, en dehors de regrouper les "anciens" quel rôle peut jouer l'association ? Comme priorité, je suis particulièrement sensible à la relation franco-tunisienne Le Lycée Carnot est une des plus belles réussites de cette relation, de ce qu'elle a pu faire et de ce qu'elle doit rester. Les "anciens" sont un groupe de personnes qui témoignent de ce que cette relation a de fécond et leur rôle est de faire en sorte qu'elle perdure. Renouer les liens, c'est extrêmement important. Par exemple, le Lycée Carnot a donné naissance aujourd'hui à un Lycée tunisien et à un centre culturel français. Il faut que les gosses, du Lycée d'aujourd'hui, n'aient pas honte de s'être appelés Carnot. Je crois qu'il faut les aider à assumer leur filiation: une initiative intéressante serait de créer un prix récompensant un élève de ce Lycée. Tout ce qui permet d'ouvrir le présent sur l'histoire joue un rôle positif. Dans ma ville, j'ai fait transformer le régiment d'Epinal en régiment de tirailleurs d'Afrique du Nord, en hommage à la tradition historique. Pour célébrer les cérémonies de la Libération, ce régiment avait organisé une journée "portes ouvertes". Avec leurs uniformes, leurs symboles, leurs emblèmes, on se serait cru à Tunis. D'ailleurs, il faudra que les anciens de Carnot viennent à Epinal rencontrer ce régiment. L'association peut donc vraiment jouer ce rôle de lien entre le passé et le futur, entre la Tunisie et la France et entre tous ces gens qui se reconnaissent comme la composante de ces ponts, Que tous ceux qui sont passés par les bancs du Lycée Carnot se mobilisent à cet effet.
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Superbes photos anciennes de Tunisie : nostalgie quand tu nous tiens. |
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Jeudi, 07 Janvier 2010 11:34 |
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Retrouvailles à Toulon des anciens du Lycée Pierre Mendès France au Cercle des Officiers Mariniers en photos : |
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Mardi, 05 Janvier 2010 13:26 |
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Environ 200 personnes étaient présentes à cette rencontre dédié au sud de la France de l'Association des Anciens de Lycée Pierre Mendès France à Toulon le 9 mai 2009 dernier au Cercle des Officiers Mariniers.
Des professeurs enthousiastes, des anciens qui se retrouvent, un orchestre branché, une ambiance décontractée, amicale, naturelle, la famille de Mutu, toutes races, couleurs et religions confondues, poursuit son bout de chemin dans la fraternité, l'amitié et la diversité.
Cliquer sur les liens pour défiler les photos par collection :
- Collection Ange Leonforte Toulon 2009
- Collection Luc De Matteis Toulon 2009
- Collection Rastouil Roger Toulon 2009
- Collection Vautier Toulon 2009
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Photos des années 1974/75 et 1976 adressées par CAMPO VITINE : |
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Mardi, 05 Janvier 2010 09:13 |
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Notre amie CAMPO VITINE nous a cordialement adressé des photos de classe 1974, 1975 et 1976.

1ère photo de mutu classe 2y en date du 23.10.1974
De gauche à droite en haut
Marc Danna ; Nably ; Pascal Fleurie ; Wilma pillerie ; Vitine campo ; Olfa ; Pavone.
De gauche à droite en bas
Adrienne Lonegro ; Abla ; Aida ; Kaled

2ème photo Mutu 1975
De gauche à droite
Vitine Campo ; Patricia Venesia ; Marc Danna ; Pascal Fleurie ; Adrienne Lonegro

3ème photo Mutu 1976
De gauche à droite en haut
Pascal Fleurie ; Adrienne Lonegro ; Vitine campo ; Wilma pillerie ; Edgar Coullens
En bas
Paola Passalacqua |
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Photos de la Kermesse 1971 avec Patrick Miccelucci «Mickey» et son orchestre envoyées par Marie-France Beaudet. |
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Mardi, 05 Janvier 2010 08:29 |
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Bonjour de Montréal (Québec),
Mon nom est Marie-France Beaudet et j'étais élève à Mutu de 1970 à 1972.
Voici deux photos de la Kermesse 1971 avec Patrick Miccelucci «Mickey» et son orchestre, les frères Eddy et ???

Je suis la chanteuse au milieu. J'ai chanté une chanson de Joan Baez «Here's to You» (musique de Ennio Morricone). À cette Kermesse j'ai gagné le prix de «Miss Mutu».

Que de beaux souvenirs!
J'espère que ces quelques photos sauront remémorer de beaux souvenirs à certaines personnes. |
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Nouvelle rubrique dans la menu principal du site |
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Mardi, 05 Janvier 2010 06:59 |
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 Le Webmaster a ajouté une rubrique « Archives » dans la Menu principal qui contient des anciens articles publiés sur le site ancien de Mutu.
Les articles vont être acheminés au fur et à mesure.
Si vous vous possédez des copies d’articles, de photos ou de posts anciens, merci de les envoyer à l’adresse suivante :
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Amicalement
Le webmaster |
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Samedi, 02 Janvier 2010 17:31 |
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Nous avons appris le décès de la maman de notre grand frère et ami Éric Nataf survenue le 31
décembre 2009.
Nous partageons la peine et la grande douleur d'Éric.
En cette pénible circonstance, les anciens de Mutu et l’AGALM/PMF lui transmettent ainsi qu'à toute sa famille leurs
condoléances les plus attristées.
AGALM/PMF
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Mutu vous souhaite de bonnes fêtes et vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2010 |
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Lundi, 28 Décembre 2009 14:39 |
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En ces jours de fêtes, de solidarité et de retrouvailles familiales, Bonnes fêtes et que 2010 vous apporte à toutes et à tous ainsi qu’à vos proches le meilleur de la vie |
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Photo retrouvaille envoyée par Evrard Lionel : |
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Mercredi, 23 Décembre 2009 07:35 |
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Dali Raphaet, Evrard Lionel et Pascal Fleury : la magie de Mutu : une amitié qui date de 10 à 38 ans |
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Mardi, 22 Décembre 2009 08:26 |
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Chers parents, amis et lecteurs,
Les fêtes de fin d’année approchent.
Laissez-moi à cette occasion vous offrir le seul cadeau à ma portée : une petite histoire, elle vous racontera comment est née ma vocation d’écrivain.
Je vous souhaite une bonne fin d’année et un début de l’autre en fanfare.
Toute mon amitié.

Claude RIZZO
Une vocation foudroyée.
Claude Ettore hésitait entre une carrière de chauffeur de taxi et celle d’infirmier. La vie a été généreuse avec lui. Il conduit à présent une ambulance du côté de Montpellier. On ne demandait jamais à Albert Zerbib quels étaient ses rêves. Son grand-père était médecin, comme ses deux frères. Son père et son oncle avaient choisi le même métier. Albert, lui, était fils unique. Pauvres Zerbib, qui perdaient un toubib à chaque génération. Chérif Ben Hassine, le goal de l’équipe de notre bande, imaginait son destin dans le football. Il se voyait déjà dans la prestigieuse équipe du Club Africain. « C’est mieux pour l’argent du salaire », disait-il. Et ses plongeons, où il laissait la peau des genoux sur les cailloux du terrain vague, prouvaient que sa vocation s’appuyait sur des compétences solides et sérieuses. Notre ami Chérif a presque réussi son coup. Il est devenu gardien du stade d’El Menzah, à Tunis. Yvon Augereau voulait devenir ingénieur. Et nous, ce n’étaient que rires en l’écoutant. Son métier n’avait rien à voir dans l’affaire. C’était son accent qui nous mettait en joie. Yvon arrivait de Bretagne. Et comme tous les Métropolitains, il nous écorchait le français dans tous les sens. Quant à moi, je peux me flatter d’une vocation née bien avant mes premiers pas. ...
Cliquer ici pour poursuivre cette petite histoire.
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Lundi, 14 Décembre 2009 08:50 |
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Écrit par Samir EL FANI

Ommi Jannet avait vécu l’essentiel de sa vie dans un petit village du Sahel, situé à environ 140 kilomètres au sud de Tunis. Elle venait de rejoindre à la capitale son fils Tahar, agent de service, fraîchement promu, en ce lendemain d’indépendance, concierge du lycée Alaoui, là haut dans le quartier de Montfleury, «Mafarvi» prononçait-elle ! Tahar avait fait de sa loge un espace central, véritable poumon de l’établissement. Personnage souriant et affable, il était rusé et toujours disposé à résoudre les problèmes des autres. Réceptacle de sources d’informations intarissables, l’homme avait su se rendre incontournable. Assoiffé de football mais médiocre footballeur, il organisait très régulièrement dans le lycée, aux heures libres, des matchs ou les spectateurs pouvaient rire à gorge déployée de ses piètres prestations ; la finalité de ces rencontres n’était pas tant de marquer des buts, mais de dribler Tahar, encore et encore… C’était un chaleureux grand frère pour les deux fils du proviseur à qui il avait communiqué sa passion. La vieille Ommi Jannet commençait à s’inquiéter…Des rumeurs couraient autour de la conciergerie où officiait son charismatique fils. Les surveillants d’internat, ceux d’externat, des secrétaires et quelques professeurs se retrouvaient quotidiennement sur le pas de cette loge, aux heures de digestion. Sur cet espace réduit, le monde se reconstruisait avec forts arguments et les discussions s’enflammaient la veille des rencontres de football entre l’Espérance de Tunis et l’Etoile du Sahel, c’est ici aussi que les mauvaises langues « officialisaient » des clabaudages souvent ramassés dans les caniveaux de l’établissement. De l’appartement qui jouxtait la conciergerie, Ommi Jannet ne perdait rien des ragots de ce microcosme.
Elle éprouvait une grande tendresse pour Salim, le benjamin des enfants du proviseur, fraîchement émigré du quartier de Bab El Khadra avec toute sa famille. Ce petit bonhomme de 10 ans, était fasciné par cette merveilleuse conteuse, et dès qu’un temps libre s’offrait à lui, c’est vers cette affectueuse grand mère, sevrée de petits enfants, qu’il courait se blottir. Elle posait alors son chapelet et entamait une noria d’histoires merveilleuses, dont le personnage principal était toujours la fille du Sultan (Bint el Soltane). Déjà doux rêveur, Salim était transporté alors, vers des altitudes vertigineuses… Ommi Jannet était inquiète, son petit protégé devait bientôt passer le certificat de fin d’études primaires ainsi que le concours d’entrée en 6ème, «Zizièm» disait-elle ! Les bruits qui couraient aux alentours de la loge, n’étaient guère optimistes sur les chances d’un futur impétrant, plus enclin à jouer qu’à réviser, et qui, à l’heure des devoirs, ouvrait grand la porte du monde des chimères, pour d’improbables aventures, dans le sillon de Bint el Soltane. Les difficultés de son petit protégé, trouvaient certainement leur origine dans l’acharnement du mauvais sort, conséquence probable de «manipulations occultes». Elle devait sauver la victime et conjurer le sortilège, avec l’aide vraisemblable d’un marabout voisin. Mais l’inconcevable ne pouvait être, il lui fallait, à tout prix, s’assurer sur l’efficacité de ses incantations comme sur l’efficience de celles du marabout. Elle voulait en avoir le cœur net, la Zizièm était-elle promise à son petit Salim ? Ommi Jannet savait, par la grâce de commères du quartier, qu’à quelques encablures du lycée, à la périphérie du R’bat Bab d’zira, faubourg sud de la médina, tout près de la place aux moutons, un célèbre devin avait pignon sur rue. Elle ne pouvait espérer mieux ! Elle se sentait désormais investie d’une sorte de mission salvatrice ! C’est ainsi que par un bel après-midi de printemps, en grand secret, drapée dans son «Safsari», elle emmena d’un pas décidé le jeune garçon, pour une visite intéressée, chez Sidi Amor EL FAYACHE, Sid-Amor pour les initiés : elle avait la profonde conviction qu’auprès de ce saint homme, l’adversité buterait. Leur itinéraire passait par l’étonnante place aux chevaux, (miniature de celle de Jamaâ El-Fna à Marrakech) non loin de souk El-Asr et ses multiples «Oukalas», sorte de caravansérails. Cette place était en vérité une véritable cour des miracles, avec un foisonnement d’activités extraordinaires : Conteurs captivants, charmeurs de serpents, combats de béliers, musiciens (mzaoudia) et bien d’autres séduisants saltimbanques en tous genres. Tout ce monde était en représentation, face à une foule médusée. Mais ils n’étaient pas là pour ça, il leur fallait poursuivre leur route au grand dam de l’enfant qui aurait volontiers compromis son passage en sixième contre le bonheur d’assister à ces spectacles fascinants !
-« Salim, écoute moi bien, nous allons rendre visite à Sid-Amor qui va nous dire si tu vas avoir, inchallah, la Zizièm, il ne faut pas que tu aies peur… »
Elle expliqua alors à son protégé que Sid-Amor partageait son enveloppe corporelle avec un « Djinn », maître du temps, qui était en fait celui qui nous transmettrait son verdict par la bouche du saint homme. Les règles du jeu venaient subitement de subir une fâcheuse modification. Déjà peu rassuré, le petit bonhomme fut aussitôt assailli par une forte inquiétude, sa gorge était nouée et son pas décidé, devint pas mollissant. Il n’était malheureusement pas concevable d’imaginer de dissuader une mamie si peu sceptique et si farouchement déterminée ! Il fallait donc faire bonne figure en essayant de maîtriser la naissance d’une solide appréhension. La fière équipée finit par atteindre sa destination. Une poignée de femmes stationnait à l’entrée d’une modeste demeure traditionnelle de l’époque Husseïnite. Une façade aveugle s’offrait aux regards des passants, exception faite d’une haute lucarne, armée de fer forgé, qui protégeait de la vue extérieure grâce à un claustra ; deux étendards inconnus y étaient plantés. Une vielle et lourde porte cloutée, grande ouverte, débouchait sur une « sqifa », hall d’accueil en chicane. « Le comité d’organisation » y était représenté par deux rombières qui accueillaient les visiteurs par un rituel d’hospitalité, en leur offrant à boire dans le même « halleb », l’eau fraîche d’une gargoulette. Elles recueillaient aussi les offrandes de la clientèle venue exprimer sa gratitude suite à des prédictions favorables (Fruits, plats cuisinés, pâtisseries, objets divers…). La plus âgée tenait la caisse dans un foulard noué et filtrait les entrées, après s’être assurée que chaque bigote se soit acquittée de l’obole, négociée discrètement en fonction de l’apparente fortune des unes et des autres. Le cabinet de consultation de Sid-Amor attirait essentiellement des femmes de tous âges et d’horizons divers. On quittait la Skifa pour pénétrer dans un patio rectangulaire, espace intermédiaire, à ciel ouvert, aménagé en salle d’attente. Cette cour intérieure baignée de lumière, était entourée de pièces sur tous les côtés. L’une d’entre-elles était occultée par un moucharabieh lui assurant une totale discrétion. Des nattes étaient disposées sur le sol pour le confort d’une assistance qui jacassait dans un brouhaha assourdissant. Un cornet en papier rempli du « loubène », Chewing-gum oriental amer, passait de mains en mains, offrant un semblant de convivialité à une atmosphère pesante, dominée par le stress de dévotes en quête de réponses à leurs soucis. Au milieu, une sorte de matrone impressionnante, régulait les flux, d’une voix de stentor, par trois vagues successives : La vague de la Skifa d’entrée, celle du patio et celle du sanctuaire Amor EL FAYACHE. Perdu au milieu d’un parterre d’initiées d’une dévotion toute religieuse, Salim avait repéré dans la foule un petit garçon de son âge qui semblait être aussi inquiet et aussi mal à l’aise que lui, il avait également l’air d’être très impatient de se libérer de cette ambiance effarouchante. Le concours d’entrée en sixième fournissait, à cette époque, une partie non négligeable de la clientèle de l’officine à divination. La matrone indiqua à Ommi Jannet qu’elle pouvait accéder au « sanctuaire ». Elle dû tirer la main moite de Salim pour le faire avancer. Il avait depuis peu tous les sens en alerte. Une très forte odeur d’encens, sensée amadouer les esprits, flottait dans les airs et ajoutait une large touche d’anxiété à l’inquiétude ambiante. L’enfant avait imaginé le devin, en costume trois pièces, installé à un bureau, comme chez le docteur, offrant, avec son Djinn intracorporel, de savantes consultations. Poussé vers l’intérieur par les ferventes mystiques qui se bousculaient à la porte d’entrée de la pièce, Salim qui ne respirait plus, essayait de fuir la vision de cauchemar qui s’offrait à son regard. Ommi Jannet le tira sans ménagement vers l’avant pour tenter d’occuper une place de choix sur le devant de la scène. Le jeune garçon cherchait de ses yeux une issue de secours ou une quelconque ouverture permettant de s’échapper ; mais les deux seules fenêtres se trouvaient derrière lui, des deux côtés de la porte d’entrée. Il était pris au piège. Le mobilier se réduisait à un modeste lit et une mida, table basse ronde. Des extraits de versets du coran ornaient quelques cadres accrochés aux murs, à l’exclusion de toute autre décoration. Un vieux carrelage usé couvrait le sol ; quelques nattes étaient disposées sur une moitié de la grande pièce où s’entassait l’assistance, l’autre moitié, était l’espace réservé de Sid-Amor, avec son lit et sa mida.
Le phénomène, une sorte de tarasque légendaire d’une cinquantaine d’années, colosse chauve et massif, arpentait complètement nu son antre ! Complètement nu ! Une longue et solide chaîne scellée au mur et attachée à son pied le rendait captif, réduisant ses déplacements possibles à une moitié de la pièce qu’il sillonnait sans interruption d’un mur à l’autre. Un « no man’s land » de sécurité immatérialisé, garantissait la sauvegarde des visiteurs. Salim, terrorisé, sentait son cœur battre sur ses tempes et dans sa bouche, il était hypnotisé par le spectacle de ce monstre en colère. C’était le Djinn, il en était certain ! Il n’y avait pas de bon génie, il n’y avait pas d’Amor EL FAYACHE, mais juste un Djinn énervé, capable à tout moment de briser sa chaîne pour se ruer sur le public. Paralysé par la peur, l’enfant, attendait le drame qui tardait à survenir. Pour Salim, « l’ogre » avait désormais un visage, il était là, tout près, marchant en fulminant d’un air véhément. Sa carrure, sa nudité, les rictus sur sa face, le bruit des chaînes, le mysticisme ambiant, formaient les ingrédients usuels de la scène d’épouvante.
« L’Oukila », une entremetteuse, maîtresse des rituels, avait l’exclusivité de la communication avec Sid-Amor, elle était seule à pouvoir entrer en contact avec le devin, seule à pouvoir interpréter ses onomatopées incompréhensibles et ses nombreuses mimiques. Les trois premières solliciteuses avaient obtenu des réponses positives à leurs interrogations, déclenchant les « you-you » de l’assistance solidaire. La quatrième voulait savoir si le mariage de sa fille avec le fils du voisin allait être conclu ? Sid-Amor continua d’arpenter la salle en demeurant temporairement silencieux. L’interprète officielle expliqua que qui ne dit mot ne consent pas, la réponse était donc négative, déclenchant aussitôt un concert de pleurs d’un petit groupe qui accompagnait la malheureuse. Une cinquième, sans nouvelles de son fils, émigré en France depuis deux ans, voulait savoir s’il allait revenir. L’Oukila posa clairement la question. Sid-Amor, probablement fatigué, décida de s’allonger sur son lit. L’action jeta le trouble dans l’assistance, quelqu’un lança : « mat ! », il est mort ! L’entremetteuse confirma. C’en était trop pour la mère qui perdit connaissance, aussitôt recueillie et évacuée dans les bras de ses accompagnantes qui se mortifiaient. De toute part s’élevaient des « meskina !», la pauvre ! et des « barka fik » de condoléances, plusieurs dévotes pleuraient. La matrone du patio, dut venir en renfort afin de rétablir le calme dans la salle. Le colosse nu se releva, l’entremetteuse présenta à sa bouche une banane que le devin, pratiquement édenté, engloutit sans mâcher en trois bouchées rapides. Ce petit encas l’inspira, il se mit à uriner tranquillement à même le sol au beau milieu de la pièce. Une poignée d’illuminées se précipitèrent, les mains écartées, sur l’urine chargée de la baraka du saint homme, devenue par miracle, une sorte d’onguent curative d’une rare pureté, ces femmes en extase se l’appliquaient sur le visage ! L’écœurement s’ajoutait désormais à la peur ! Cette cavalcade d’évènements avait achevé Salim qui n’avait plus que deux souhaits : en finir au plus vite avec ce mauvais film et retrouver sa maman ! La Zizièm était maintenant reléguée au rang d’anecdote futile.
C’était au tour d’Ommi Jannet d’entrer en scène, aux amers regrets du garçonnet ! Après avoir recueilli les doléances de la vieille dame, l’Oukila s’approcha d’Amor EL FAYACHE. -« Ya Sid-Amor ! Est-ce que Salim, le petit fils de Jannet va réussir la Zizièm ? » Continuant d’avancer imperturbablement en faisant rouler sa chaîne, le mastodonte lâcha un caverneux : « han ! » Le visage de l’entremetteuse s’illumina, la réponse était favorable ! Le devin avait dit « han ! » et dans le langage des Djinn « han » voulait évidemment dire oui ! Les you-you retentirent et Ommi Jannet enlaça son protégé pour une étreinte pleine de fierté. Des « mabrouk » de congratulations accompagnaient leur sortie de la pièce, l’affaire était pliée. Ommi-Jannet avait rajeuni de 10 ans, elle avançait d’un pas alerte, fière d’avoir accompli cette démarche indispensable, fière de son petit Salim, pressée d’aller porter la bonne nouvelle à la conciergerie du lycée Alaoui. Le garçonnet était heureux d’être sorti vivant de la cage aux lions. Chemin faisant, il imaginait Sid-Amor dans une arène au milieu de gladiateurs armés jusqu’aux dents, mais battus d’avance !
Salim aura du mal, pendant des mois, à effacer ce traumatisme et à dormir d’un sommeil tranquille. Quelques temps plus tard, face à l’ampleur du phénomène, les autorités tunisiennes décidèrent de fermer définitivement l’officine à divination. Amor EL FAYACHE qui souffrait d’un syndrome de démence aussi lourd qu’incurable, fut interné à vie à l’hôpital psychiatrique de la Manouba, au grand dam d’Ommi Jannet et d’une multitude de ferventes et fidèles dévotes.
Conformément aux prédictions de Sid-Amor, Salim décrocha son certificat d’études et dans la foulée, fut admis au concours d’entrée en Zizièm. Ommi Jannet n’imaginait pas que son petit protégé aurait un jour son bac, puis plus tard, quelques diplômes universitaires, Amor EL FAYACHE, lui, le savait déjà et si on lui avait posé la question, il aurait dit : «han !» |
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LETTRE DE L’AMICALE DES ANCIENS ÉLÈVES DU LYCEE CARNOT DE TUNIS |
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Lundi, 14 Décembre 2009 08:34 |
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Ange LEONFORTE
Chers amies et amis, labadens Carnotiens
Travaillez, prenez de la peine, c’est le fonds (i.e. le travail) qui manque le moins… Le père fut sage de leur montrer…. que le travail est un trésor. (Jean de La Fontaine : Le laboureur et ses Enfants)
Depuis octobre, pour réduire l’absentéisme scolaire, l’expérience a été lancée dans trois classes de lycées franciliens, de donner une prime d’assiduité aux élèves versée dans la cagnotte de la classe (10 000€ au maximum) pour un projet collectif. L’enfer étant pavé de bonnes intentions, dit-on, cette expérimentation a soulevé débats et remous .Cela ne surprend guère. L’argent-roi, en effet, par les espérances et les phantasmes générés et entretenus, les modèles de société donnés et les comportements engendrés, est devenu l’étalon-or de référence. En exemple, un publicitaire jouant sur ce ressort a rameuté 7000 personnes qui, le 14 novembre dernier, se sont précipitées au Champ-de-Mars à Paris sur l’annonce d’une distribution gracieuse d’enveloppes contenant de 5 à 500€ ! On connaît les tristes débordements ensuivis. Par la réussite scolaire-ascenseur social, présumée et admise, les parents poussaient les enfants à accéder à une plus haute position sociale, l’échec étant vécu comme une faute intolérable, voire une honte. Mais il est patent que « passe ton bac d’abord » ne donne plus un accès assuré à un métier prometteur et gratifiant. La méritocratie républicaine proclamée, rêvée, idéalisée, serait donc en panne ou défaillante. On doit, donc, voir dans cette initiative expérimentale un appel au secours, un cri d’alarme, un SOS. Surtout, lorsque 5% des élèves arriveraient en 6e sans savoir bien lire malgré le dévouement de 370 000 hussards noirs de la République! Que 120 000, soit 10% des élèves sortent chaque année du circuit sans diplômes ni formation. Un gâchis social et économique difficilement admissible. La concentration et l’application en classe et à domicile seraient, dit-on, malmenées par la télé, les portables, l’Internet et tout autre MP3 etc. Alors, grands débats à la gauloise ! A suivre …… Difficile d’éviter les violences écrites ou verbales, les ukases, les exclusives, les positions tranchées, les excommunications, mais là l’exemple des adultes n’est pas exemplaire, hélas !
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Mise à jour le Lundi, 28 Décembre 2009 13:46 |
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